C'est donc ce samedi soir dans une salle François Lods comble, que la troupe LEILOS interpréta une nouvelle fois cette adaptation du ROI SOLEIL. Si l'acoustique était bien meilleure qu'au Mazet, la sono décidément n'était pas vraiment au point : dommage car vraiment le spectacle en valait une fois de plus la peine.

Il est à noter que, plongés dans leur biotope, les acteurs chanteurs se relâchèrent, et le spectacle donna lieu à quelques improvisations parfois très drôles. Sans en faire trop, Thomas Cazaban trouva cette fois le ton juste, et fut Philippe d'Orléans, un Monsieur frère du roi très dans le ton. Il a, à vrai dire, un beau filet de voix.

Louis XIV alias Arnaud Pagès, tint la scène toute la pièce durant, campant un personnage majestueux, et nous réservant cette phrase que nous attendions tous:"l'état c'est moi" , dite avec une conviction très réaliste. Sa femme dans la vie, Claudie, mais pas à la scène , et qui chante merveilleusement bien, prit le rôle de Madame de Beaufort, dont le mari (à la scène), ennemi de Louis XIV, responsable historique de la Fronde et peut être l'un des possible masque de fer était Brice.

Les quatre danseuses qui formaient un corps de ballet parfois très sportif, et encadraient les chanteurs en évoluant avec grâce, se nomment Clémence, Lalay, Rachou et Emmanuelle.

Le fil rouge (oh combien) de cette histoire était joué par Alexandre, bien connu dans les représentations théâtrales du Collège Cévenol, à la fois Molière et le cardinal de Mazarin, qui meurt sur scène de façon très crédible.

Enfin il ne me reste plus qu'à citer la grâce personnifiée en la personne des 3 interprètes féminines (oh combien!), qui outre d'avoir une voix exquise, interprétèrent avec maestria leurs partitions musicales.

Une Marie Mancini mutine et coquette en la personne de Chiara, une madame de Maintenon, épouse du roi, avec un petit accent du nord, c'était Laura, et enfin une terrible et ténébreuse madame de Montespan qu'incarnait Lara. La technique était assurée par Johan et Guillaume.

Voilà, je n'ai j'espère n’avoir oublié personne, si ce n'est bien sur Josiane Escotte, qui par sa présence chaleureuse au côté des organisateurs, leur permit de mener à bien ce projet de 9 mois de dur labeur à raison d'une répétition chaque dimanche.

Il fallait le faire ! Quelle belle façon de revisiter l'histoire.

Seuls membres du CA de l'AUCC qui soient demeurés sur place après leur conseil de la journée : Antoine Cathala, toujours présent pour ses manifestations charitables (en effet la recette de la soirée était destinée à une association s'occupant d'enfants handicapés: AGIR), Kirk Briggs, toujours pareil à lui même, et Christophe Geoffroy, prolongeant encore sa présence au-delà et en coulisse avec les parents et professeurs du Collège, actualité oblige.

Une soirée réussie.


Sam Debard