
Samedi 6 février 2010, de 14h à 20h, s'est tenue au Collège Cévenol l'assemblée générale annuelle de l'Association Unifiée du Collège Cévenol, l'organisme propriétaire et gestionnaire du Collège. L'AACC et nombre d'anciens en sont membres et y participaient à se titre.
Jusqu'alors le choix avait été fait de ne pas prendre la responsabilité d'ouvrir un débat public en communiquant une quelconque information à ce sujet sur ce blog. Cela est maintenant forclos, car l'importance de ce qui s'y est dit et des enjeux qui en découlent n'a pas échappé aux habitants du plateau et a conduit la presse locale à traiter publiquement cette information. Je vous invite donc à lire l'article en question paru ce jour. Vous pouvez également consulter la déclaration formelle de l'AACC du 19 décembre invitant alors a se mettre enfin au travail pour surmonter les difficultés qui devenaient évidentes.
Cette assemblée s'est ainsi caractérisée par la densité de l'actualité récente au sein de son conseil d'administration (démission de la présidente, échec des commissions de travail paritaires initiées en décembre par la FPF), des informations délivrées en AG (refus de validation des comptes par le commissaire aux comptes, déclaration d'intention de retrait de la Fédération Protestante) et des débats très majoritairement interpellatifs, voire très critiques, à l'égard du bilan de l'équipe en place et de la faiblesse du projet 2015 eu égard aux enjeux.. A contrario, il fut unanimement salué la qualité du travail accompli par le directeur de l'établissement et, au travers de lui, par toute l'équipe des enseignants et personnels du Collège Cévenol. In fine, les votes ont été "positifs" et ont donc permis à l'équipe en place de se sentir confortée dans son dramatique isolement. En effet, les 65 nouveaux membres actifs à l'AUCC, issus de l'appel de décembre dernier, pourtant présents ou fortement représentés, se sont vu refuser leur droit de vote au nom d'une lecture contestée des statuts et des procédures de validation. Par ailleurs, un grand nombre d'absents, sans connaissance préalable des enjeux (les comptes n'avaient pas été envoyés avec la convocation), ayant transmis leur pouvoirs aux dirigeants actuels, leur somme a constitué pour eux une majorité formelle, fut-elle pour partie restée dans l'ignorance des débats.
D'autres informations viendront compléter celles-ci mais dans l'immédiat la parole circule et l'espace des commentaires vous est ouvert.
Commentaires
"On a géré tant bien que mal un déficit d'années en années" dixit Alain Berthoud, Président par intérim de l'Association Unifiée du Collège Cévenol.
André SwartebroekxCertes, l'endettement du Collège remonte à de nombreuses années, mais était-ce d'une gestion du déficit dont il avait le plus besoin ?
Pourquoi, fasse à ces difficultés récurrentes, le Conseil d'Administration, au lieu de s'ouvrir et de se conforter par de nouvelles compétences, des approches novatrices, s'est-il peu à peu refermé sur lui-même, recevant toutes remarques comme des agressions, observant avec méfiance les mains tendues de la Mairie, de la Fédération Protestante, de l'Association des Anciens, de l'Association des Parents d'élèves ?
Les méthodes parfois proposées étaient différentes, non conformistes ? Et alors ? Étaient-elles pour autant à rejeter d'emblée, constituaient-elles un danger pour le Collège ?
L'AUCC, en effet, a géré pendant des années le déficit, aveuglé par ce dernier au point de s'habituer au lent naufrage de son établissement, sourd jusqu'à très récemment à ceux qui lui disaient, qui lui criaient même : "Mettez en place d'urgence une stratégie forte et un projet crédible et concentrez-vous sur la prospection et la communication".
C'est un constat sévère, mais juste et réaliste de la situation actuelle, sévère parce que l'équipe en place a beaucoup donné de son temps et de son énergie, juste et réaliste au regard du résultat actuel, parce qu'une association ne peut survivre longtemps si ses dirigeants n'acceptent pas de se remettre en cause régulièrement, s'ils se ferment aux autres et aux débats d'idées.
Quel gâchis et quel dommage de se priver de tout un potentiel et d'un réseau qui ne demande qu'à "aider",dans l'enthousiasme et la convivialité !Certes, accepter la critique n'est pas toujours chose aisée, c'est pourtant une attitude d'esprit salutaire. La critique n'est elle pas la respiration de la pensée ?
A ce jour, les mains sont toujours tendues et il ne tient qu'aux dirigeants actuels de les saisir et de montrer ainsi à tous et de manière éclatante qu'une ère nouvelle peut enfin s'ouvrir,c'est,je crois, le vœux de tous.
J’ai assisté à cette assemblée en tant que membre actif avec droit de vote (j’en étais le premier étonné), alors que d’autres ayant eu le même parcours que moi n’y avaient pas droit.
J’ai rarement vu et entendu des attitudes et des mots aussi peu obligeants de la part d’un bureau à l’égard de ses membres. Le président officiant avait pourtant affirmé « représenter tous les membres de l’AUCC (Association Unifiée du Collège Cévenol) ».
Le bureau. Voilà une équipe en place depuis 12 ans (douze années entières, la durée d’une scolarité du CP à la Terminale) et qui nous parle de mettre en place un projet pour l’horizon 2015…Et en 2010, maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
Voilà une équipe en place depuis 12 ans et qui brusquement, maintenant, vient de trouver la solution pour sortir le Collège de l’ornière d’ici 2015, avec un projet qui ressemble furieusement à tous les projets du passé (l’Internet mis à part). Mais qu’ont-ils fait pendant ces 12 ans ? Chaque année moins d’élèves, chaque année moins de budget, un jour il faut se rendre à l’évidence : les projets élaborés par cette équipe ne marchent pas !
Ce bureau, une équipe qui est critiquée ouvertement par les enseignants et le personnel du Collège, est en désaccord avec sa Direction, lâchée par la Fédération Protestante de France, vilipendée par les Parents d’Elève à travers les propos de leur Président, rappelée à l’ordre par la Mairie au sujet d’une créance due aux habitants du Chambon, retoquée par le Commissaire aux Comptes, suppliée d’écouter les Anciens, qui ont des solutions à lui proposer, et qui ignore dédaigneusement tout ce petit monde, se voit donner quitus de son action par des absents aux débats et prétend » représenter tous les membres de l’AUCC ».
Roland MayerIl ne représente en fait plus rien, ni personne que l’ego de ses derniers membres. Et ceux-là représenteront peut-être pour l’Histoire la fin du Collège Cévenol
Le CA de samedi, si toutefois la neige n'oblige pas à repousser sa séance, sera déterminant.
Deux clignotants, d'un rouge particulièrement vif, se sont - pouvait-on s'attendre à autre chose ? - allumés au court de l'AG du 6 février : le refus du commissaire aux compte de certifier ceux-ci ; l'annonce par la Fédération protestante de France qu'elle allait très probablement retirer son "égide" au Collège Cévenol, seul, parmi les 800 associations que fédère la FPF, à bénéficier de ce privilège.
Peu de temps auparavant, nous avions appris la démission de la présidente de l'AUCC et l'échec des commissions de travail paritaires mises en place à l'initiative de la FPF.
Un seul clignotant brillait d'un feu vert, et d'autant plus vif qu'il était le seul : les résultats positifs obtenus par le directeur , Fabien Larroque et les enseignants et personnels du Collège Cévenol.
Quels enseignements le CA de l'AUCC va-t-il tirer de ces signaux négatifs ? Va-t-il saisir la main tendue par l'AACC et par toutes les autres parties prenantes au devenir du collège et tenter de travailler en rassemblant ? Va-t-il au contraire persister dans la paranoïa, l'autisme et la surdité qui paraissent constituer sa seule stratégie ? Car la question se pose. Quelle est la stratégie de ce CA ? Voire même, a-t-il une stratégie ?
Qu'y a-t-il de stratégique à proposer un projet pour 2015 alors que chacun sait qu'il sera trop tard ? Qu'y a-t-il de stratégique à prôner une "stratégie du mégaphone" visant à racoler au plus vite quelques élèves et internes supplémentaires pour la prochaine année scolaire sans savoir si on pourra leur assurer le gîte, le couvert et l'éducation l'année suivante ?
Existe-t-il aujourd'hui d'autre alternative que de rassembler tous ceux qui, au travers de leur attachement indéfectible pour le Collège Cévenol, sont disponibles pour contribuer à sa nécessaire refondation ? De constituer un CA d'union, dynamique et pacifié dont, au-delà de toute considération de personnes, le seul objectif sera de travailler immédiatement, concrètement à l’avenir du Collège ?
Je demeure en effet persuadé que, fort d’une histoire exemplaire et d’un capital d’image et de notoriété encore relativement inentamés, notre collège peut croire en un avenir sous réserve de mettre immédiatement en chantier d’indispensables réformes et de bâtir un projet cohérent dans un avenir très proche.
De cela, seul le CA de l'AUCC peut décider. Adressera-t-il enfin à tous les soutiens dont il se coupe et qu'il désespère un signal positif ? Refusera-t-il de se laisser comparer selon le mot d'une des participantes à la dernière AG à un "gouvernement des anciens états soviétiques" ? Bref ôtera-t-il ses œillères, acceptera-t-il de prendre en compte la réalité, de travailler avec - plutôt que contre - tous ceux qui aspirent, comme lui, à dessiner un avenir viable pour le premier employeur du Chambon ?
S'il en allait autrement, comment ne pas penser que la seule stratégie du CA de l'AUCC est celle de l'arapède qui s'accroche à son rocher.
Ce serait dérisoirement triste.
Aussi, ne puis-je y croire.
Frédéric Mignon
Frédéric MignonPas facile de prendre la suite d'André...
L'expérience de ma vie antérieure m'a montré qu'il est facile de démonter un système qui fonctionne.
Le Collège a été réticent et a bien résisté.
Il est beaucoup plus difficile de réparer un système défaillant.
Sur ce point il y a aussi des réticences.
Est-ce si difficile de faire admettre que le Collège doit être compris comme étant une entreprise ?
Une entreprise dirigée par des femmes et des hommes qui ont une stratégie et une vision pour l'avenir.
Le temps, et aussi le pouvoir, use.
Lorsqu'après de nombreuses années l'on vous fait remarquer que les méthodes d'antan ne fonctionnent plus, il faut accepter le diagnostic et les propositions de remédiation.
Le Collège est dans un tunnel. Il semble qu'une lumière se profile a l'horizon... Attention que ce ne soit pas un train qui vient en sens inverse sur la même voie !
Le Collège a-t-il déjà eu la perspective de disposer d'autant de ressources immatérielles qu'en ce moment ?
Il me semble que ce n'est pas un projet qui pourrait être analysé, mais plusieurs.
Il me semble que des études poussées pourraient être menées sans que le coût pour le Collège atteigne les sommets du secteur marchand.
Je suis certain que plusieurs anciens seraient partants pour faire de la réclame, ou de la publicité ou de la communication (selon les âges !) afin de faire venir plus d'élèves.
Faut-il faire appel à Zappy Max, Marcel Fort, François Chatelard ou Jean-Pierre Foucault pour qu'ils prononcent a nouveau la phrase : Quitte ou Double ?.
Francois HeizmannLe CA de l'AUCC sera-t-il samedi 13 février décidé pour Quitte, ou bien pour Double ?
J'ai lu avec beaucoup d'intérêt l'article de la Gazette. Bien écrit, clair, objectif et concis, avec juste ce qu'il faut d'émotion.
Catherine Kuntz (1960/65)Merci à Julien Bonnefoy.
Ceci dit, je lis qu'il suffirait de 15 élèves en plus pour "faire tourner la baraque" ou de 50 élèves supplémentaires pour "penser à investir dans un nouveau projet"! Il y a 100 internes aujourd'hui, il ne manquerait donc que 15% du budget ! Et je lis que le commissaire aux comptes ne valide pas ceux-ci : ça veut dire qu'il n'y a pas de projet, ni de redressement, ni de financement et qu'on se moque du monde. Car les sous, pour les trouver, il faut aller les chercher... au delà des possibilités locales s'il est besoin, ce qui peut être beaucoup plus facile pour un établissement privé (plutôt que public), international qui plus est!
Je constate aussi que malgré le désaveu du commissaire au comptes, les démission de 3 membres du bureau et la dés-affection de la FPF, qui sont aussi des désaveux, certains de ces administrateurs, complices de la situation (par manque d'envergure, de pertinence, de vision?), restent accrochés à leur mandat et manquent ainsi sérieusement de fierté. Seraient-ils convaincus d'avoir raison malgré les évidences ou ont-ils pour ambition de porter à cet établissement, qui reste cher à nos cœurs, le coup de grâce? Je me pose la question.
Enfin à lire les commentaires "Ils ont dit" je constate encore une fois que quand on n'a pas assez frotté ses fesses sur les bancs de ce collège et qu'on n'a pas bien goûté aux froids et chauds de ce plateau, on ne peut pas comprendre ce dont il a besoin...
Il existe un grand principe décrit par Laurence J. Peter (professeur) et Raymond Hull (journaliste) en 1969 dans leur ouvrage :The Peter Principle (1969). J'ajoute que R. Hull est fils de pasteur méthodiste...
Selon ce principe, « tout personne tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »
Il est suivi du « Corollaire de Peter » :
« Avec le temps, tout poste sera occupé par une personne incapable d'en assumer la responsabilité. »
Dans une entreprise, les personnes compétentes sont promues et les incompétentes restent à leur place. Donc une personne compétente grimpe la hiérarchie jusqu'à atteindre un poste pour lequel elle ne sera pas compétente. À ce stade, elle devient donc une incompétente qui va occuper son poste indéfiniment.
Autrement dit :
* un incompétent garde son poste ;
* un compétent promu est remplacé par un autre, potentiellement incompétent ;
* si le nouvel employé est compétent, il sera promu et remplacé à son tour par un nouvel employé jusqu'à ce que le poste échoie à un incompétent.
Le principe de Peter connait deux extensions principales établies a posteriori :
* Si les pays vont si mal c'est parce que tous les salariés des administrations, responsables du bon fonctionnement des pays donc, sont incompétents pour leur poste.
Les administrations qui gèrent les pays sont donc incompétentes pour leurs fonctions, d'où le mauvais fonctionnement des pays.
* La seconde extension est appelée Loi de Dilbert (du nom d'un personnage de bande-dessinée) ; elle, relève plus de l'empirisme que d'une déduction sociologique réelle.
Elle suppose que les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu'ils produiront le moins de dégâts, c'est-à-dire l'encadrement.
Pour plus de détails, je vous renvois à cette page internet qui mérite toute votre attention.
http://www.cnam.fr/lipsor/dso/artic...
Il va de soi qu'avant d'envisager une quelconque thérapeutique, il est comme vous le savez essentiel d'établir un bon diagnostic...
Samuel DebardSamuel Debard
Pan sur le bec ou pan pan QQ ?
Ayant entendu l'appel a candidature pour le CA de l'AUCC lors de l'assemblée générale, j'ai posé ma candidature.
Aucun accusé de réception ne m'a été adressé directement.
Mais indirectement dans une lettre qui est un "Appel urgent à candidature pour être Administrateur", j'ai appris que ma candidature était classée comme venant d'un intervenant non-objectif qui s'est manifesté lors de l'AG.
Qu'est-ce qu'un intervenant non-objectif ?
Est-ce celui qui pose des questions qui sont sans réponses ?
Ou bien celui qui n'a qu'une réponse à une question qu'il ne pose pas ?
J'ai bien compris que l'AUCC a besoin de candidatures pour son CA. Mais pas n'importe quelle candidature !
Francois HeizmannUniquement des candidatures qui pourront être examinées démocratiquement lors d'une cooptation.
Circulez, y a rien a voir on travaille démocratiquement à guichets fermés.