Le 11 février 2010, les professeurs du Collège Cévenol ont désigné Mme Véronique BELIN comme représentante des professeurs au CA de l'AUCC
Lors de l’assemblée générale de l’AUCC du 6 février 2010, plusieurs personnes dans l’assemblée ont souligné la nécessité de cette représentation statutaire. La forte présence des professeurs à cette réunion et leur interventions circonstanciées ont démontré le réel intérêt de l’équipe pédagogique pour le devenir du Collège Cévenol. Les professeurs se sont depuis concertés et ont convenu de la nécessité de revenir au CA où ils bénéficient d'un poste d'administrateur es qualité. Ce poste était vacant depuis près de 2 ans suite aux désaccords survenus alors entre le bureau du CA et les enseignants dans le contexte du départ de précédent directeur.
A cet effet ils ont approuvé à l'unanimité des suffrages exprimés la candidature de Véronique Belin et transmis cette information au Conseil d'administration de l'AUCC.
En vertu des statuts, cette désignation prend effet à compter de ce jour.
Pour plus d'information sur la composition actuelle du CA voir pièce jointe



Commentaires
L'implication des enseignants du Collège au sein du CA apportera un éclairage et des compétences bienvenues en cette période difficile.
Le conseil pédagogique mis en place par M. Fabien Larroque, dont il est question dans son rapport lors de l'AG, a sans nul doute, contribué à une meilleure cohésion entre Direction et enseignants, facilitant ainsi les conditions d'une remobilisation de l'équipe pédagogique pour faire entendre sa voix sur les choix stratégiques et de gestion de leur établissement.
André SwartebroekxJ'ai un peu de mal à comprendre le fonctionnement réel de l'AUCC...Peut-être serons-nous davantage éclairés avec le CR de l'Assemblée Générale ??? C'est en effet très important que l'équipe pédagogique soit représentée au CA, ne serait-ce que pour avoir une lueur de cohérence entre projet d'établissement et gestion ! Je suis en revanche étonnée de la non représentation des autres personnels et de la non représentation des élèves. J'ai siégé plusieurs années en CA de collège et lycée publics et cette représentation paritaire existe (avec élections) !!!!
Françoise BourélyJe veux bien aussi des infos sur le travail mené sur le projet d'établissement.
A+
Pour répondre sommairement mais rapidement à cette question voici déjà quelques éclairages.
Le Collège Cévenol appartient à une association, l'AUCC, qui le gère. Propriété et gestion étaient à l'origine distinguées avec d'une part une association immobilière et, d'autre part, une association de gestion. Ces deux associations ont fusionné en une seule à la fin des années 90 afin d'éviter le dépôt de bilan (les actifs de l'une couvrant le déficit de l'autre). De nouveaux statuts sont nés alors. Ceux-ci prévoient, outre les représentants issus de l'association elle-même (membres actifs et membres de droits) 3 représentants «internes", un pour les professeurs, un pour les maîtres d'internat, un pour le personnel technique et administratif. Plus le directeur. Celui-ci n'a pas de droit de vote. Les trois autres ont droit de vote mais ne peuvent être membres du bureau. Voila pour la situation statutaire. Les élèves ne sont pas représentés. L'association des parents d'élèves est membre de droit de l'AUCC mais pas de son conseil d'administration. Si elle y siège effectivement aujourd'hui, cela résulte d'un choix électoral du Collège des membres de droit.
L'AACC a entrepris depuis un an une réflexion sur ce mode de gouvernance. Elle considère que cette entité unique gérant à la fois le patrimoine immobilier du Collège et son exploitation courante est un pis aller conjoncturel, qui pouvait être acceptable dans l'urgence, à défaut d'autres solutions, il y a dix ans, mais qui n'aurait pas du se pérenniser. Car ainsi, le déficit récurrent du Collège a été comblé par la consommation des actifs (ventes de biens, hypothèques, etc..) sans que soient résolus les problèmes de fond. Un peu comme si un chômeur, au lieu de chercher un job, vendait sa maison par petit bout en se disant : "Pour l'instant tout va bien, j'ai de la trésorerie, donc pas de souci". Jusqu'au jour où il n'y a plus de maison et toujours pas de job. C'est exactement ce qui est en train d'arriver au Collège. L'AACC souhaiterait donc que soit étudiée une configuration structurelle dissociant patrimoine immobilier et gestion, peut-être en adossant l'organe de gestion (l'AUCC) à une fondation ad hoc.
L'AACC considère aussi que le mode de représentation interne aurait du considérablement évoluer. Ce qui existait depuis la création du Collège jusqu'au passage sous contrat en 70, était certainement très bien adapté à cette période mais aurait du beaucoup plus évoluer depuis. Il est vrai que les professeurs, le contexte d'alors si prêtait, étaient totalement et individuellement impliqués dans la gestion du Collège. Il est vrai que la démocratie participative interne était bien en avance par rapport aux revendications des élèves du public qui n'obtiendront une telle représentation qu'après 68. Paradoxalement, aujourd'hui, cette représentation se trouve singulièrement en retrait avec les usages les plus courants. De plus, on ne peut pas espérer sortir le Collège de son ornière, sans l'implication du plus grand nombre, en commençant par les enseignants, le personnel, les élèves et leurs parents qui sont tout de même les premiers concernés ! Cela peut être facilement résolu en créant dés maintenant (là, tout de suite, demain matin !) un conseil d'établissement, sur le mode des conseils d'administration existants dans les établissements secondaires de l'éducation nationale. Sous l'autorité du directeur, qui retrouverait notamment là toute l'étendue des prérogatives de sa fonction et de ses domaines de compétence, il comprendrait en gros 1/3 de personnes qualifiées (directeur, adjoints, gestionnaires, etc..), 1/3 de professeurs et éducateurs, 1/3 de parents et élèves. Quoique non statutaire (ses avis n'auraient donc pas autorité) rien n'empêcherait le Conseil d'administration actuel de l’AUCC d'anticiper sur une formalisation statutaire ultérieure et de prendre totalement en considération son travail.
Parmi les travaux de ce conseil d’établissement le premier d’entre eux serait notamment l’élaboration du projet pédagogique et d’établissement . Or ce travail a été totalement et exclusivement mené par le Conseil d’administration ces dernières années (présenté et remis aux équipes dans sa forme aboutie il y a seulement quelques semaines) confondant dans un même ensemble, projet associatif et projet éducatif, d’une part, qui sont de son ressort exclusif, et projet d’établissement et projet pédagogique, d’autre part, qui sont du ressort exclusif des professionnels concernés. Cela a donné « Projet 2015 », un composite de tout ces niveaux de conception, et qui de ce fait induit un défaut de forme très dommageables, avec :
- Une grande confusion dans la hiérarchisation des priorités et la clarté de l’intention première (le projet associatif qui doit tenir en quelques phrases) et l’orientation qui en découle (le projet éducatif qui doit tenir en quelques paragraphes).
- Une insuffisante délégation aux personnes compétentes et usuellement premières concernées dans la traduction en plan d’action (le projet d’établissement) et ses déclinaisons détaillées (projets pédagogiques).
L'AACC souhaiterait donc que soit étudié l'opportunité de la création d'un tel conseil d'établissement, sous des formes à détailler qui ne peuvent résulter que d'une étroite concertation avec les personnes concernées
Il ne s’agit pas d’ailleurs pour l’AACC de tomber dans le travers de définir a priori ces nouveaux modes de fonctionnement mais simplement d'inviter à les mettre en débat et en chantier. C'était l'objet des travaux de son conseil d'administration élargi (30 personnes) qui se sont déroulés depuis septembre 2009. C'était l'objet de la dizaine de documents de synthèses de ces travaux qui ont été présentés à la présidente et au secrétaire de l'AUCC puis transmis à tous les administrateurs de l'AUCC en décembre. Cela aurait du être l’objet d’une des commissions de travail mis en place lors de la réunion du 19 décembre et qui a été menée dans une impasse faute d’adhésion du bureau de l’AUCC à ce qui semble devoir être interprété par eux comme une remise en cause insupportable de leurs prérogatives et des conditions actuelles de fonctionnement.
A suivre donc, en fonction de ce que chacun sera à même de souhaiter et de porter : Poursuivre sans changement ou faire un véritable aggiornamento des conditions de gouvernance actuelle au sein du Collège Cévenol.
LPMERCI Laurent pour toutes ces explications ! Que pensent la direction et l'équipe péda et les parents d'élèves de cette idée de conseil d'établissement ???
Françoise Bourély