"Les rencontres d’anciens sont à la fois toujours aussi semblables et toujours autant de vrais moments d’exceptions"  disais-je pour le 17 avril dernier...
Alors évidement cela reste d'actualité.

"Semblables" parce que nous y retrouvons toujours la même extraordinaire connivence collégienne qui caractéristique le lien qui nous unit tous.
"D'exceptions"
, chaque rencontre n'étant à nulle autre pareille.

Il y a toujours au moins un protagoniste qui est là pour la première fois et bien d'autres qui s'y découvrent.
Il y a ceux qui se connaissent depuis toujours, c'est à dire depuis un an à peine, et qui évoquent leur années de Collège comme s'ils avaient été voisins de table ou copains de chambrée des années durant. Sauf qu'ils y étaient à plusieurs décennies d'écart...

C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés comme convenu à partir de 18h venant d'un peu partout : du Rhône bien sur, mais aussi de la Loire, de l'Ain, de la Haute Savoie et de Paris... et repartant pour certain à minuit largement passé...  Et de droite a gauche sur la photo, tous réunis inopinément chez Florence Child, Vincent Monod, Laurent Pasteur, Françoise Lung, Benoit Danse, Pierre François Marsol, Jean Micaleff, François Heizmann et Anne Marie Dumas. Le jardin dominant les hauteurs de Lyon nous a offert la quiétude de sa superbe vue au soleil couchant pour l'apéro. Et l'intérieur de la maison son charme chaleureux lorsque la fraicheur crépusculaire nous a invité à nous y réfugier. Gigot, salades composées, fromages, gâteaux, vins apportés par chacun : tout était délicieux. Y compris l'arrivée tardive d'Alain Toulmond, éreinté de sa journée et qui, ancien d'adoption, ne manque jamais nos rencontres.

On parle ensemble des très anciens, de ceux que l'on ne verra plus. On parle aussi des très anciens, de ceux que l'on verra la prochaine fois. On parle surtout beaucoup du Collège actuel. Des difficultés qu'il traverse, des errements de certains, des problèmes n'ont réglés et qu'il faudra bien résoudre pour avancer. Mais on en fait pas un préalable à notre soutien. On distingue le Collège lui-même des protagonistes qui l'accompagnent. Nous observons avec attention et espoir les perspectives qui se dessinent et surtout un style de management et de gouvernance qui pourrait s'avérer enfin plus approprié aux enjeux. Nous sommes donc tous mobilisés pour sortir le Collège de son ornière. Mobilisation qui nous accapare tant depuis septembre dernier que l'organisation de notre propre association d'anciens en souffre. Mais que serions nous demain sans notre collège encore bien vivant ?

Comme à Paris, nous rendons compte du travail effectué par les uns et les autres depuis le 6 février, jusqu'à la rencontre de Paris avec notamment nos entretiens avec le nouveau président du Collège (et ancien du Collège) Claude Le Vu.

Coté Collège donc nous poursuivons notre campagne d'affichage, notre contribution technique au dossier d'internat d'excellence et nos propositions diverses dont certaines sont déjà abouties : doublement des effectifs des camps d'été, montage financier de soutien (détail à venir), création d'une bourse (détail à venir), etc...
Coté association, nous confirmons notre préférence pour une AG à la rentrée dans un climat plus propice aux résolutions bien construites que dans l'urgence dans laquelle nous nous trouvons tous. Ce qui n'exclut pas l'organisation d'une rencontre informelle et conviviale en juin prochain au Collège lui-même.

Bref que du bonheur et de l'énergie à offrir en partage.


Laurent Pasteur