Claude Louis Armand Maous, nous a quitté ce 22 juin 2010 à l'age de quatre-vingt six ans.
Né en 1924, il a activement participé à diverses actions de résistance dans le Vivarais Lignon tout en faisant une "pause" scolaire à l'École Nouvelle Cévenole en 1942.
Son fils Thierry a suivi ses pas au Collège Cévenol de 1967 à 1970 .
Si ceux qui l'ont connu veulent bien témoigner de leur aimable souvenirs, ils sont ici les bienvenue.
Ayez les pensées les plus fraternelles à son épouse, Solange, et ses enfants Julie, Thierry et Laurent.
Famille Maous- 15 rue de Vaucelles - 14000 Caen
Une cérémonie a été célébrée le vendredi 25 juin au Temple de Deauville.
Ni fleurs, ni couronne, mais des dons peuvent être envoyés à l'Association unifiée du Collège Cévenol (AUCC) 43400 Le Chambon-sur-Lignon
Au nom de toute la communauté des anciens du Collège Cévenol, permettez moi de vous inviter à quelques instants de communion de pensée sur tout ce qui nous lie, toutes générations confondues.
Laurent Pasteur
Président de l'Association des Anciens du Collège Cévenol




Commentaires
Nous avons eu la chance de rencontrer à plusieurs reprises, au Chambon, Claude Maous : rencontres inopinées d'un acteur et témoin de la période 42/43 au Chambon-sur-Lignon.
Gérard BollonIl y a peu Claude était venu faire découvrir Le Chambon à sa plus jeune fille en compagnie de son épouse Solange. Il nous a expliqué qu'à l'âge de 16 ans il avait organisé le passage clandestin des Pyrénées vers l'Espagne pour des résistants français. Dénoncé et arrêté par Vichy, il a été libéré par les résistants. Ses parents l'emmenèrent alors au Chambon pour lui permettre de poursuivre sa scolarité à l'Ecole Nouvelle Cévenole. Il ne fut pas seulement un élève studieux de cette nouvelle école. Il prit des responsabilités de chef de troupe dans le scoutisme unioniste du Plateau (troupe Désubas). De ce fait, il a été sollicité par Edouard Theis pour participer à la protection des enfants pourchassés par Vichy, principalement des juifs. Il les prenait en charge et les conduisait dans les fermes. "Je frappais à la porte", se souvenait-il. Un homme ou une femme ouvrait. Il disait : "Je suis accompagné." Et la réponse était : "Entrez !". Et celui ou celle qui était recherché ou proscrit était accueilli familièrement, nourri et logé. Pour lui, le commandement : "Aime ton prochain comme toi même" était vraiment vécu.
Son simple et discret témoignage au nom de l'E.N.C mérite reconnaissance et gratitude pour ces actes.
Thierry, nous ne l'oublierons pas.
Gérard.
J'adresse mes pensées émues à la famille Maous dans ce temps douloureux de deuil, mon mari se joint à moi .
florence child-toulmondMerci à toi Gérard d'évoquer avec tant d'élégance la personnalité hors du commun de Monsieur Claude Maous dont nous sommes sans doute nombreux à ignorer le rôle capital qu'il a joué durant la guerre et son dévouement au Chambon sur Lignon.
Thierry, demain sera un autre jour car à l'avenir chaque fois que je te rencontrerai j'aurai une pensée toute particulière à la mémoire de cet homme admirable, qui a été ton père et qui ne m'est désormais plus inconnu.