Projection de "la banalité du Bien" : les filles des pasteurs Théis et Trocmé étaient là

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Retrouvailles émues entre les anciens camarades, Henri Roux et Louise Théis - Photo Fabienne Mercier

Dans l'assistance, on retrouvait des témoins de l'époque, singulièrement attentifs. Parmi eux, deux femmes, dont les pères, tous deux pasteurs, ont marqué cette période de l'histoire sur le plateau Vivarais-Lignon. Édouard Théis et son épouse Mildred, André Trocmé et sa femme Magda, sont les fondateurs, avant la guerre, du collège Cévenol. Leurs personnalités, leur engagement indéfectible contre les totalitarismes, leur pacifisme affirmé, ont été moteurs pour entraîner, en lien avec les autres pasteurs du territoire, la population à accueillir les réfugiés. Après la projection, Nelly Trocmé-Hewett (qui vit aux États-Unis) et Louise Théis (qui habite à Grenoble) se rejoignent pour saluer le film. Nelly Trocmé-Hewett formule toutefois deux reproches: «Je regrette qu’on n'évoque pas le pasteur Théis qui comptait tout autant que mon père. Je regrette aussi qu'on ne parle que du Chambon et pas des autres villages du Plateau qui ont aussi participé au sauvetage des réfugiés.» Dans un sourire, elle ajoute: «Thierry Maous m'a certifié que, dans le cinquante-deux minutes, ces aspects primordiaux seraient correctement pris en compte.»

Fabienne Mercier - le Progrès 28/08/2011

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