Les anciens du Collège Cévenol réclament des « États généraux »

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Claude Le Vu, Laurent Pasteur, Philippe Bauwens et Jean-Michel Hieaux

Éducation. Après le drame qui a secoué le Collège, les anciens de l’établissement ont redit leur attachement au Cévenol et à ses valeurs.

Samedi, à Lyon, une minute de silence en mémoire d’Agnès Marin, l’élève du Collège Cévenol assassinée il y a trois semaines, ouvrait l’assemblée générale de l’association des anciens du collège Cévenol (AACC) que préside Laurent Pasteur. L’AACC, « respectueuse du calme nécessaire au bon déroulement des enquêtes en cours, mais s’interrogeant légitimement sur les causes et les conséquences de ce drame », avait invité l’équipe de direction.

Claude Le Vu, président de l’association de gestion du collège Cévenol, Jean-Michel Hieaux, vice-président, Jean-Marc Schmidt, trésorier, Philippe Bauwens, directeur de l’établissement, étaient présents. Après être revenu, avec émotion, sur les circonstances du drame, on évoqua les premières incidences pour la survie du collège. Claude Le Vu a rapporté : « De nombreux témoignages de sympathie et d’encouragement arrivent au collège, poussant à continuer dans la voie que s’étaient choisie les fondateurs il y a 72 ans. 10 % seulement des messages sont négatifs ou insultants. »

Laurent Pasteur a exprimé, au nom d’anciens l’ayant interpellé à ce sujet, « la nécessité de revoir l’ensemble des spécificités et le projet général du collège ». En plus du « très important travail sur la qualité entrepris en interne baptisé « Cévenol up’» , l’idée d’organiser avec toutes les parties intéressées, des « États Généraux de refondation du projet du collège Cévenol », s’est fait jour.

L’AACC, à l’unanimité, a décidé de transmettre à l’équipe de direction un courrier proposant sa collaboration pour ces États généraux qu’elle souhaiterait voir se concrétiser dans les meilleurs délais. « Nous proposons d’être une ressource pour accompagner des projets approuvés par le collège, d’en prendre en charge la co-organisation selon des modalités à définir. Nous demandons que soit fait largement appel à des personnalités extérieures, des « sages », tout en y associant toutes les parties prenantes. »

Le Progrés - Publié le 13/12/2011