Ce que le projet de reprise du Cévenol contient

Le tribunal de Grande instance du Puy-en-Velay se prononcera jeudi sur l’avenir du collège-lycée. Une seule offre de reprise, celle qui vise à créer un institut de formation post-universitaire sur un tiers du site.

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« Dès octobre, si le tribunal nous fait confiance, nous mettrons en route une première formation et la seconde en janvier. Elles seront consacrées aux domaines du bois et des technologies du vivant. Cet institut de formation post-universitaire formera les entrepreneurs de demain », lance Sébastien Descours, un des deux animateurs du possible futur Institut Chambon international (ICI). Il présente, au côté de Michel kluber, la seule offre de reprise du site du Cévenol au Chambon-sur-Lignon. Il s’agit d’une reprise partielle sur un tiers du campus correspondant au cœur historique, les internats, la ferme (ancienne bibliothèque, salle François-Lods, restaurant scolaire Le Luquet) sans mise de fond pour l’acquérir. Seuls deux salariés de l’équipe actuelle seraient dans un premier temps repris.

Dans les 3 ans, six formations seraient mises en route, destinées à des étudiants de niveau Master ou à des professionnels ayant été en situation de direction pendant au moins 5 ans qui utiliseraient leur droit individuel de formation par exemple.

Chacune serait montée en partenariat avec une filière et ses acteurs leaders. Ainsi, la formation dans le domaine du bois devrait être construite en association avec l’Office national des forêts (ONF) et les Chaudières Perge (Valence) comme premiers partenaires. Pendant 9 mois, les étudiants seraient formés à l’entrepreneuriat lié à l’innovation des filières partenaires.

Une trentaine d’emplois directs et indirects créés selon leurs estimations

« Nous estimons à 30 le nombre d’emplois directs et indirects qui seront créés dans les quatre ans, à 150 le nombre d’étudiants et de professionnels en formation par an. » Et de détailler les retombées économiques pour le secteur : « Cela signifie 15 000 nuitées annuelles de visiteurs, enseignants, étudiants, jurys et familles, génératrices de retombées pour le commerce local. Au bout de quatre ans, nous estimons à 3 millions d’euros les retombées pour l’économie du territoire. »

Il met enfin accent sur la filiation de ce projet avec le collège Cévenol né de la volonté, en 1938, de deux pasteurs protestants : « Nous respecterons la philosophie humaniste et formatrice de cette institution. Nous travaillerons dans la continuité de l’esprit Cévenol et plus encore dans une recherche d’activation économique et sociale de ce territoire auquel nous sommes si attachés. Nous sommes convaincus de la place qu’il y a à prendre ici au Cévenol, pour innover et faire évoluer les modes de formation des managers de demain. »

Fabienne Mercier - Le Progrès 23 avril 2014

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